usine

Publié le 18 Juin 2010

Depuis quelque temps, une lectrice , dont le pseudo est "Librelulle"  m'envoie des commentaires sur les articles du blog,commentaires pertinents et pleins de vivacité...
Librelulle, un jour, m'a adressé un commentaire  qui décrivait si poétiquement   l'usine de Sainte Colombe, que ...je n'ai pas voulu le publier avant de savoir qui  était cette correspondante...
Heureusement elle m'indiquait son adresse e-mail..
J'avais ma petite idée,je la lui ai soumise ..et il s'est avéré qu'elle était juste !
Librelulle c'est une jeune femme originaire de Sainte Colombe sur Seine, que beaucoup d'entre vous connaissent, Librelulle ..c'est Valérie Tröndle !
Pascaline Kromicheff lui avait consacré un article élogieux dans " le Châtillonnais et l'Auxois", lors de la parution de son  livre de souvenirs  intitulé "Au nom du Père"..
Dans ce livre,  que je me suis bien évidemment procuré et que j'ai beaucoup aimé,  nous  retrouvons les souvenirs plein de tendresse d'une jeune Colombine (habitante de Sainte Colombe sur Seine) qui suivait son père dans son travail de ramoneur, mais aussi une évocation de sa vie Châtillonnaise des années 80, avec ses joies, mais aussi ses peines.

-Valérie Tröndle,un écrivain Châtillonnais

Une correspondance a donc vu le jour entre nous deux, j'ai découvert une jeune femme pleine de sensibilité, naturelle , franche  et qui déteste l'hypocrisie !
Des textes me sont parvenus,des poèmes aussi...
Je lui ai demandé l'autorisation de parler d'elle sur mon blog,elle a accepté vraiment gentiment et je l'en remercie beaucoup, j'ai demandé des photos, elle m'en a envoyé..
La voilà Valérie avec son beau sourire...

-Valérie Tröndle,un écrivain Châtillonnais

et , studieuse, devant le bureau où elle écrit, près d'un  chat,qui est, comme chacun sait,  l'ami des écrivains !

-Valérie Tröndle,un écrivain Châtillonnais

Je vais donc publier ,petit à petit,les jolis textes qu'elle m'envoie,ses poèmes..
Je commence aujourd'hui par ce commentaire sur l'article "Métallos et Dégraisseurs" , que j'avais mis de côté..

Moi aussi, j'aimerais bien la voir cette pièce de théâtre..
J'ai lu cet article aussi avec un pincement au coeur
L'usine, j'ai habité juste à côté pendant 18 ans
Un p'tit texte que j'avais écrit en 2007

Le  poème , qui suit ce commentaire,  m'a beaucoup impressionnée, tellement il m'a rappelé la mise en scène de la pièce de Raphaël Thierry, où l'usine reproduisait des bruits bizarres, grinçants...tellement vrais !...

L'usine, elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Parfois, elle sonne à la porte. C'est l'Miguel et son oeil dans la poche. c'est la Paulette et son manque de pinard. C'est l'père Fouette qui porte sur son dos, son dos qu'en a marre, c'est l'Ahmed et son doigt qui s'balance, ou l'Toni et sa trêve du dimanche.

Et l'usine, elle tourne,

Elle rugit, elle ronronne.
Parfois, elle explose et s'ouvre et fanfaronne. C'est l'dirlo et son manque à gagner, c'est l'p'tit cadre et ses feuilles à trouer, sait pas écrire, c'est l'aut'e chef qu'à plus rien à branler, ou l'toubib qui veut boire un café, et c'est la grève et les portes à escalader, les chants de guerre aux pieds rassemblés, le défilé des monstres, de tous ces athées. c'est l'usine et ses rouges, ceux qui boivent de la piquette, ceux qui en bavent et qui embrasent l'Odette. Si ça bouge! ça fait peur aux femmelettes!

Mais l'usine, elle se réveille,

Et puis elle tourne,
Elle rugit, elle ronronne.
Et parfois, elle postillonne. C'est l'Bibi qui pleure, qui vient d'se faire virer, la Justine qui valse, qui vient d'se faire tirer, ou l'gars d'la CGT qui gueule, qu'a pas peur d'la ram'ner, le p'tit Godroche qui s'est déjà fait la malle, mais l'Pilou qu'est là pour remplacer.

Et l'usine, elle tourne,

Elle rugit, elle chantonne.
Et c'est l'bal, celui ou ça s'bastonne.
Fils d'ouvriers contre fils de bourgeois.
1950, 1960, 1970, 1980,
Même combat, c'es toujours comme ça!
Ceux du pont des fainéants contre les p'tits cons des commerçants!

Et l'usine, elle tourne,

Elle rugit, elle ronronne.
Elle happe, elle ensorcelle,
elle frappe, elle ribambelle,
Elle dévore, elle vomit,
Elle danse ou elle gémit.

Mais l'usine, elle fatigue,

Elle vieillit et ronronne au ralenti.
Elle a recraché un quart de ses ouvriers,
Parce que l'usine,
Elle s'époumone,
Elle s'abandonne,
Elle radote,
Elle agonise...


*les noms sont fictifs évidemment et il y avait des cadres qui savaient écrire aussi

C'est impressionnant n'est ce pas ? vous comprenez pourquoi j'ai voulu entrer en correspondance avec Valérie-Librelulle, cette écrivain (e) qui a tant de talent..
Je publierai les jours prochains d'autres textes qu'elle m'a offerts si généreusement,mais j'aimerais citer un passage de son livre "au nom du père" qui m'a touché tout particulièrement..

Les blessures ne se referment pas totalement.Elles restent vives mais on apprend à vivre avec et à en supporter les brûlures.Un jour , on ose se retourner sur son passé et après y avoir apprivoisé les ombres, on entrevoit la lumière….

Et puis un beau jour, comme on dit souvent, un jour beau, presque par hasard, on s’aperçoit que ça ne brûle plus.

Un petit tas de cendres sur lequel on pose un regard attendri avant de souffler dessus

D'autres extraits,d'autres textes et poèmes inédits bientôt..

Vous pouvez vous procurer le livre de Valérie Tröndle à la librairie du Musée , il vaut vraiment la peine d'être lu, ne vous en privez pas !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #jour, #ronronne, #rugit, #tourne, #usine

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Publié le 15 Février 2010

Depuis le début du XVIIème siècle une forge existait à Sainte Colombe sur Seine,un haut fourneau y fut édifié en 1776.
En 1822 Marmont,revenu sur ses terres après 1815,transforma l'usine en un grand établissement à "l'Anglaise",mais en 1824, ruiné,il la revendit à un groupement de Maîtres de Forges qui fut ensuite à l'origine de Châtillon-Commentry.
Au début le consortium Bazile-Louis-Maître et Leblanc, ensuite Bougueret-Coucreux-Landel et Cie,puis Bougueret-Martinot et Cie.

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Jusqu'en 1850 la production de fer alla en s'accroissant:on voyait à l'usine 16 fours à puddler,8 fours à réchauffer,3 trains de laminoirs et de puissants moteurs hydrauliques et à vapeur.
La production avoisinait les 16000 tonnes de fer par an.

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Mais,à cause de l'épuisement des minerais locaux,les hauts fourneaux s'éteignirent en 1869.
Néanmoins la forge  poursuivit son activité d'affinage pour les usines d'Ampilly le Sec et de Chamesson en Côte d'Or , et de Plaines et Mussy sur Seine dans l'Aube.
Au début du 19ème siècle l'usine de Sainte Colombe sur Seine employait 700 travailleurs permanents et 500 travailleurs extérieurs au service des hauts fourneaux.
Une nouvelle usine vit le jour en 1920 sur les hauteurs de la ville,  après la suppression de la forge Marmont : on n'avait plus besoin de force hydraulique,mais par contre la voie de chemin de fer proche était indispensable.
Cette usine au début fut une pointerie,une grillagerie (supprimées en 1950) puis une câblerie qui fabriquait, et qui fabrique encore,  des câbles de précontraints pour le bâtiment.

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L'usine se nomma Chiers-Châtillon Gorcy,puis Tecnor (filiale d'Usinor) puis actuellement Arcelor-Mittal.
(voir dans le chapitre "Sainte Colombe sur Seine" la pièce de théâtre magnifique "Métallos et dégraisseurs" sur les vicissitudes de l'usine...)

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Que reste-t-il , dans la ville de Sainte Colombe sur Seine, des Forges anciennes ? pas grand chose hélas..
Tout de même on peut voir les restes du système hydraulique de la forge Marmont: un bief et une chute de 5 à 6 mètres qui dégageait une puissance hydraulique de 300 CV..

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On peut voir aussi de belles maisons ouvrières comme celles de la fameuse cour de la forge dite "cour Marmont" , deux corps de logements vis à vis , avec au centre la Maison du Directeur..(1822-1823)

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(les maisons de la Cour Marmont vues du bief)

D'autres maisons ouvrières existent dans la ville:

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Une jolie promenade a été aménagée tout autour du bief.
Des panneaux explicatifs,fort bien faits,nous donnent des renseignements très intéressants sur les forges anciennes et sur l'usine d'aujourd'hui..

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Et en vous promenant le long du bief ,vous pourrez rencontrer une faune aquatique variée..
C'est une promenade enrichissante et attrayante à faire à Sainte Colombe sur Seine ..et n'oubliez pas d'aller visiter l'église où vous pourrez prendre connaissance de la vie de Pierre Chaumonnot,évangélisateur des Hurons !

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(Sur cette carte postale ancienne on voit que les forges  se trouvaient à côté des maisons ouvrières de la "cour Marmont")

NB :Tous les renseignements nécessaires à cette présentation de la sidérurgie dans le Châtillonnais ,ont été tirés des livres de Serge Benoît,le fabuleux conférencier qui nous avait tenus en haleine à la Conférence des Amis du Musée.

Et ces livres m'ont été prêtés par Michel Diey, que je remercie.

pour répondre à  la demande de Pâquerette,voici les livres dont je me suis servie pour rédiger les articles sur la métallurgie en Châtillonnais:

-Le Patrimoine sidérurgique en Bourgogne du Nord,édité par le Musée de la Sidérurgie en Bourgogne du Nord (hélas épuisé)

-Le patrimoine sidérurgique du Châtillonnais par Serge Benoît et Bernard Rignault

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #colombe, #marmont, #sainte, #usine

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Publié le 16 Septembre 2009

 Durant trois jours (deux soirées et une après-midi) la compagnie Taxi-Brousse nous a offert un magnifique spectacle dans la salle des fêtes de Sainte Colombe sur Seine..
Ce spectacle c'était:

"Métallos et Dégraisseurs"...

Patrick Grégoire a écrit cette pièce de théâtre qui nous conte la grandeur et la décadence d'une usine,  en s'appuyant sur des interviews d'ouvriers réalisés par le comédien Raphaël Thiéry, lui même fils d'un  métallo de cette commune.

La vie des ouvriers, les métallos, et de leurs familles, durant cinq générations, vont donc défiler devant nous, avec leurs joies, leurs espoirs et leurs peines...

Parallèlement des "dégraisseurs" vont alléger l'usine, la laissant exangue .

Le village de Sainte-Colombe était né de l’usine au milieu du dix-neuvième siècle. L’entreprise avait fait construire des routes, des logements et jardins ouvriers, une école, et elle entretenait l’ensemble. Elle employait six cents personnes au début des années 1970.

Elle en compte désormais une cinquantaine, en majorité intérimaires. Les toits des bâtiments qui ne servent pas ont été démontés, les logements et jardins ont été vendus.

Sainte-Colombe, qui vivait au rythme de l’usine, respire désormais à côté des restes qui expirent.L’entreprise est rachetée tous les deux ans. Le dernier propriétaire en date est un liquidateur indien fort célèbre, et les colombins attendent la fermeture de l’usine comme une fatalité programmée.

(Patrick Grégoire)

Le coup de génie du metteur en scène, c'est d'avoir représenté l'usine d'une façon très originale:

"Métallos et Dégraisseurs"...

L'usine parle, elle commente la vie des ouvriers  et de leur famille, elle émet des bruits, ceux que produisaient les machines..

"Métallos et Dégraisseurs"...

Les familles avaient beaucoup d'enfants, et à chaque accouchement ( à l'ancienne!) on espérait...un garçon, un futur tréfileur..

"Métallos et Dégraisseurs"...

malheur, c'est une fille...

"Métallos et Dégraisseurs"...

encore une fille...oh désespoir !

"Métallos et Dégraisseurs"...

Mais l'usine, voulant avoir du "sang neuf", donne aux ouvriers logement et...jardin , logement où seront sûrement conçus de futurs tréfileurs !

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

et voilà un fils, quelle joie !

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

un futur tréfileur doit aller à l'école et apprendre ses "sous-préfectures"...

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

avec un maître fort sévère...qui sait très bien tirer les oreilles !

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

A quoi ça sert de connaître ses sous-préfectures ? à 10 ans le gamin sait tout du pied à coulisses, il lime au dixième de millimètre...

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

Les filles ne travaillent pas à l'usine, elles rentreront comme "bonne" chez des bourgeois qui leur apprendront à leur parler à la "troisième personne du singulier du présent"...

Néanmoins, la jeune fille, lasse d'être payée au lance-pierres, sera embauchée à l'usine, et aura sa première paye...quelle fierté de gagner sa vie comme ses parents et ses grands-parents !

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

Un jeune cadre plein d'ambition, arrive à l'usine: c'est Samuel..

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

Avec lui, les embauches vont avoir lieu à tour de bras...L'usine exulte !

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

Puis vient l'année 1936...Le monde ouvrier est enfin reconnu !

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Les ouvriers font grève, l'usine s'arrête, mais les tréfileurs auront leurs congés payés...

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Puis vient le 1er Mai 1938, l'élection de la première reine des métallos...

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

La reine des métallos est tombée amoureuse de Samuel, le jeune cadre..

Mais voilà qu'arrive 1939..Samuel est juif, il entre dans la Résistance, en forêt de Châtillon sur Seine..

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

Les hommes sont partis, résistants ou prisonniers, l'usine embauche donc des femmes...

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Puis c'est la libération...Les collabos se proclament résistants !!

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

Samuel est de retour, tandis que l'on pavoise..

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Le mariage, les mariages...  peuvent avoir lieu, à la grande joie de l'usine...qui espère voir venir au monde de futurs tréfileurs !

 

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Les naissances ont eu lieu: un futur tréfileur et...une future bourgeoise..

"Métallos et Dégraisseurs"...

Mais voilà qu'arrivent à l'usine des gens bizarres: tout d'abord un "métreur"
A quoi ça sert une règle à calcul ?? les règlages c'est nous qui les avons mis au point !

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Et l'ancêtre, pendant ce temps-là, se meurt..
Il meurt d'avoir un gramme de plomb dans le sang, mais de cela l'usine n'en a cure...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Puis c'est la valse des nouveaux dirigeants..un drôle de "technicien" par exemple arrive à l'usine...
Et ce sera le début des changements de noms...

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Arrive 1968, Rose, la jeune bourgeoise (fille de Samuel)  veut venir travailler à l'usine de ses ancêtres, elle ne supporte plus ses parents, elle veut "être au milieu des ouvriers, les comprendre"..

"Métallos et Dégraisseurs"...

Mai 1968..c'est la grève !

"Métallos et Dégraisseurs"...

Mais voilà que l'usine commence à être malade, elle tousse, a des hauts le cœur...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Il faut l'opérer, on lui enlève le four à coke, puis la clouterie..

"Métallos et Dégraisseurs"...

Puis c'est au tour de la grillagerie d'être extirpée de son corps..

"Métallos et Dégraisseurs"...

Quel gain, pour le tréfileur, a donné Mai 68 ?? le dimanche non travaillé, pour  aller  pique-niquer !!

"Métallos et Dégraisseurs"...

Encore un accouchement, mais cette fois "sans douleur"  (c'était la mode !!)

"Métallos et Dégraisseurs"...

Mais ce gamin là ne sera sans doute pas...tréfileur

"Métallos et Dégraisseurs"...

D'autres "techniciens" arrivent à la tête de l'usine..

"Métallos et Dégraisseurs"...

et on change encore de nom !

"Métallos et Dégraisseurs"...

Est ce bientôt la fin des tréfileurs ?

"Métallos et Dégraisseurs"...

Puis l'année 1981, c'est l'année de la...rose ! C'est l'espérance...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Des espoirs vite déçus...
Maintenant il faut pour de bon "dégraisser" l'usine !

"Métallos et Dégraisseurs"...

On a scié la cablerie de l'usine, maintenant on continue de la dépouiller ...

"Métallos et Dégraisseurs"...

L'usine est exangue...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Et pour finir on lui enlève encore des fabrications, on la trépane...

"Métallos et Dégraisseurs"...

On lui enlève la fabrication des barbelés et dans la foulée on change encore son nom !
Quelques pansements feront l'affaire, elle saigne trop !!

"Métallos et Dégraisseurs"...

Et on change encore de nom...l'usine porte maintenant le nom de l'Indien Mittal qui l'a achetée...
L'usine est désespérée !

"Métallos et Dégraisseurs"...

Et maintenant arrivent les licenciements, les retraites anticipées !
Voyez le beau cadeau de départ de nos métallos ..

"Métallos et Dégraisseurs"...

Samuel, lui aussi, sera licencié...C'était bien la peine d'avoir travaillé autant pour l'usine...
On lui a dit: "Vous ne savez plus réorganiser,vous êtes devenu mou du scalpel" !

"Métallos et Dégraisseurs"...

Et les nouveaux retraités passeront le temps comme ils pourront, on pense à autrefois, quand l'usine était triomphante, aux copains...
c'est loin tout ça...

"Métallos et Dégraisseurs"...

Allez, on se console en sortant une bonne bouteille, une cuvée de l'ESOC (une cuvée de rouge par an pour financer le club)..
"Trinquons ...C'est toujours ça que les Chinois n'auront pas !"

"Métallos et Dégraisseurs"...

"Métallos et Dégraisseurs"...

La pièce est finie, elle nous a raconté l'histoire de l'usine métallurgique de Sainte Colombe sur Seine, à travers sept générations de tréfileurs,de 1866 jusqu'à nos jours..

Les merveilleux comédiens :

Raphaël Thiery (le tréfileur au cours des générations)
Alexis Louis Lucas (l'usine)
Michèle Beaumont (la mère au cours des générations)
Lise Holin (les jeunes filles)
 et Jacques Arnould (Samuel,l'instit,le métreur etc...)

nous ont fait rire,avec toutefois un pincement au cœur. En fait ce fut une "tragi-comédie"qui m'a beaucoup émue, car elle m'a rappelé en tous points la décadence de l'usine du Creusot où ont travaillé tous les membres de ma famille maternelle..
Ce fut un très beau spectacle, les spectateurs ne ménagèrent pas leurs applaudissements..

"Métallos et Dégraisseurs"...

Bravo à la Magnifique et talentueuse troupe Taxi-Brousse....

Mon rêve ? voir cette pièce , "Métallos et Dégraisseurs" , présentée au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine..

Car de très nombreux Châtillonnais ne l'ont pas vue,et c'est bien dommage..
En effet, cette relation de  la vie (et peut-être de la future mort ) de l'usine de Sainte Colombe, c'est tout un pan de notre histoire, l'histoire du Châtillonnais, une mémoire qui hélas disparaîtra au cours des temps..

Heureusement il nous restera le texte de Patrick Grégoire, plein d'esprit et de verve, écrit à partir de témoignages d'anciens et anciennes métallos Colombins ...et c'est heureux..

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #metallos, #ouvriers, #samuel, #trefileur, #usine

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Publié le 7 Juillet 2008

(façonnage)

LE FAÇONNIER

De la carrière, les blocs bruts sont acheminés vers une usine de production ou de façonnage.

Les blocs de pierre pèsent en général de 5 à 15 tonnes, selon leurs dimensions, de 2 à 6 M3.

Les manipulations se font en général par pont roulant, élévateurs lourds, chariots…

Le rôle du façonnier est d’en faire des dallages, revêtements muraux, cheminées, plans de travail, mobilier, etc…

Et pour cela il utilisera :

- Les plans du maître d’ouvrage pour décomposer le travail et réaliser un calepin exploitable dans l’usine.

- Des châssis à lames diamantées ou machines à câble ou grosses débiteuses de diamètre 180 à 300 cm, pour faire des tranches.

- Des débiteuses de diamètre 35 à 160 cm pour débiter les tranches en dalles ou éléments

Des polisseuses pour adoucir ou polir la pierre

Mais aussi toutes sortes de machines pour :

- Donner des formes : calibreuses, chanfreineuses, moulureuses, profileuses, perceuses…

- Donner des aspects de finition : sableuse, bouchardeuse, layeuse, flammeuse …


Enfin les produits seront emballés avec soin dans des caisses pour être expédiés chez les clients à travers le monde

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #diametre, #general, #pierre, #tranches, #usine

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Publié le 28 Juin 2008

Des entreprises sidérurgiques persistent dans le Châtillonnais,,comme l'usine de Sainte Colombe sur Seine (créée par Marmont,ne l'oublions pas:) et qui s'appelle aujourd'hui Arcelor-Mittal.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillonnais, #persistent, #sainte, #siderurgie, #usine

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Publié le 28 Juin 2008

L'usine Crown Emballages France,qui fabrique à Châtillon sur Seine,des boîtes de métal...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillonnais, #crown, #emballages, #siderurgie, #usine

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